| La quasi totalité des orges produites par Dijon Céréales (90%) sont destinées à la brasserie. La Côte d’Or, avec 46 000 ha ensemencés, est 1er producteur national d’orge d’hiver (escourgeons ou « 6 rangs » semées en octobre) et se classe au 5ème rang pour l’orge de printemps (25 000 ha de « 2 rangs » emblavés en février – mars). La Bourgogne est tout simplement la première région productrice d’orge de brasserie de France, avec 232 000 ha en production.
Le souci principal du producteur d’orge, c’est de maintenir un niveau de protéines entre 10 et 11,5%. Contrairement au blé dont les protéines sont bonnes pour le pain, un excès de protéines dans l’orge brassicole nuit à la mousse de la bière. Cette culture est très encadrée : 90% de la production d’orge collectée par Dijon Céréales fait l’objet d’un contrat d’engagement entre l’agriculteur et la coopérative qui définit les variétés employées et les pratiques culturales, mais aussi les prix avant la campagne.
Au delà du seuil fatidique des 12% de protéines, l’orge est déclassé en mouture pour l’alimentation animale, principal autre débouché de la culture. La France a produit 9,8 millions de tonnes d’orge en 2003…dont 3,6 millions de qualité brassicole.
La France n’est que le 5ème producteur européen de bière, et les français, avec 35,5 litres/habitants/an, sont des consommateurs moyens. La France est donc, grosse exportatrice d’orge de brasserie (1,6 Mt par an) et première exportatrice mondiale de malt.
« De l’épi au demi », c’est une filière économique d’importance à laquelle prend part Dijon Céréales : 52 000 producteurs d’orge et 8000 salariés agricoles concernés, 18 sites de production en France et trois groupes français de la malterie parmi les 5 premiers mondiaux, 4 500 emplois et 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour la brasserie française (chiffres « Brasseurs de France »).
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